COUX, village de Crête, s’étire sur l’arête d’une colline au pied de laquelle coule la rivière de l’Ouvèze. L’origine étymologique de son nom est probablement celtique, terme désignant une hauteur, un éperon rocheux sur lequel le village de COUX est bâti entre les Gorges de l’Ouvèze et le Plateau des Gras.
L’histoire de COUX semble avoir comme point de départ Lubilhac, où s’est d’abord trouvé l’église paroissiale. C’est au XVIe siècle qu’on assiste progressivement au développement du village de COUX alors que Lubilhac s’éteint doucement pour deux raisons : d’une part, son manque de défense par rapport à COUX situé sur un éperon rocheux, et d’autre part, à cause de la montée de la religion réformée, liée à l’injustice et à la misère qui régnaient dans la région.
Le village de COUX s’est donc développé en site stratégique de défense, dans un comté ravagé par les guerres de religion du XIV et XVIIe siècles. Les maisons s’imbriquent les unes aux autres formant ainsi une enceinte continue. Le cœur du village est composé d’une partie nord dont les maisons les plus anciennes datent du XIIe siècle, et des maisons plus récentes disposées le long de la crête de chaque côté de la rue principale.
Par ailleurs, hormis son centre d’origine médiéval appelé le noyau villageois, COUX comprend également de nombreux hameaux riches en éléments remarquables comme par exemple le hameau de la Jaubernie et ses Grottes d’origine naturelles qui ont joué le rôle de refuge lors des guerres de religions du XIV et XVIIe siècles.
La surface communale, d’environ 1 200 hectares, inclut de larges zones montagneuses et s’élève ainsi jusqu’à 830 mètres, alors que son point le plus bas avoisine les 150 mètres. Le noyau du village possède un tissu urbain très aggloméré, il s’est développé le long des voies de communication. Ces ruelles pittoresques, qui de la rue centrale donnent sur la campagne, sont étroites et traversent la lisière extérieure sous des voûtes. Le village est bâti en pierre de calcaire et en pierre volcanique, matériaux locaux puisque issus de la rivière.
Le paysage communal reste encore marqué par le passé agricole. On trouve ainsi de belles illustrations caractéristiques du paysage ardéchois par la multiplication des murets de soutènement appelés terrasses (« faysses »). On peut également observer sur la commune des pigeonniers, des fontaines, des lavoirs, un « Bacha », des calades en galets, un pont s’inscrivant à l’Inventaire des Monuments Historiques, des constructions sur voûtes de plein cintre qui abritent des ruelles……..etc.